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Mois : août 2019

Etape 5 – UT4M 100K

Etape 5 – UT4M 100K

96KM, 5500D+, 29h54 minutes, 466ème sur 527 partants

Les affaires sérieuses commencent !!!

Au lendemain d’un Raid du Morbilhan riche en émotions, on doit se projeter très vite sur notre prochain défis, l’UT4M master 100.

La clairement, vu notre niveau, c’est du lourd.

Tout autour de Grenoble, on emprunte le parcours de l’UT4M 160 pour se cogner 2 massifs à escalader (et à descendre).

En première partie, Belledonne avec 2 cols à plus de 2200m et 3000m de D+ sur 48km de course plus rebelote avec la Chartreuse avec 1 sommet à 2000m, une énorme montée de 1200m non stop et 2000m de D+ sur 48km.

Clairement, lorsqu’avec Guillaume nous commençons à faire des plans sur la comète en ce moi de juillet 2018, on ne fait pas du tout les malins !!

La préparation

Notre préparation est plutôt sérieuse. Les vacances ne sont pas idéales pour ce qui est de l’hygiène de vie, mais nous arrivons quand même à suivre notre programme : un savant mélange de fractionné, de sorties longues et de dénivelé.

De mon coté, je profite du passage sur la cote basque pour enchainer 2 ou 3 montées de la Rhune en 1 semaine plus les séances de fractionné d’Arthur (que j’ai quand même un peu de mal à suivre quand l’exercice est court).
Petit problème quand même, 15 J avant le départ, je me fais une petite déchirure derrière la cuisse droite … du coup la dernière partie de la préparation a été beaucoup plus légère. Au moins j’arriverai frais le 25 aout.

Du coté de Guillaume, rien de très marquant, si ce n’est que les séances apéro grillades se sont aussi bien enchainées.

Pour synthétiser cette phase avant, rien de catastrophique mais rien de génial non plus. Nous allons nous présenter dans le sas de départ avec nos surcharges pondérales bien présentes et pas énormément de certitudes car c’est quand même la première fois qu’on va se frotter à un vrai trail en montagne.

Le plan de route

Fort de nos premières expériences, j’essaye d’élaborer un plan de marche plutôt conservateur (en effet, c’est peut être le seul point positif de cette épreuve mais les barrières horaires semblent très confortables : 37h). Par ailleurs, nous décidons d’expérimenter un arrêt long à la base de vie à mi parcours pour voir ce que ça fait.

Au final, nous partons donc pour 32h32 avec des arrêts long et une vitesse moyenne digne d’un escargot en fin de vie.

Voilà le détails des réjouissances :

Départ samedi à 6h tranquille
On commence par un petit tour de 2,5 km en 25 minutes pour s’échauffer
2,7 km = 0h30 : Début de la première montée
7,9 km = 2h05 : 800 D+, Premier pallier
9,5 km = 2h20 : Faux plat avant le deuxième pallier
15 km = 3h55 : 600 D+, Deuxième pallier
16,1 km = 4h08 : 200 D-, Petite descente, arrivée à l’Arselle samedi 10h00, arrêt 30 min
21,5 km = 6h10 : 600 D+, Troisième pallier, Arrivée à Croix de Chamrousse samedi 12h05, arrêt 45 min
25,2 km = 7h50 : 350 D-, Descente / faux plat, lacs entre les montagnes
28,1 km = 8h35 : 300 D+, Arrivée Refuge de la Praz (eau) samedi 14h35, arrêt 15 min
29,5 km = 9h11 : plat lac Meriat, début de la dernière montée
30,8 km = 9h47 : 350 D+, Point culminant Grand Colon samedi 15h47, 2700 D+ au total
38,4 km = 11h29 : 1300 D-, Arrivée Freydières samedi 17h30, arrêt 30 min
39,5 km = 12h15 : 100 D+, Petite montée avant deuxième partie de la descente
47 km = 13h55 : 1000 D-, Point d’eau ? FIN DE BELLEDONNE
52,6 km = 15h : Vallée, Arrivée St Nazaire samedi 21h, arrêt 1h30 – NUIT
54,9 km = 17h : 200 D+ Petite montée avant début du dur
61,7 km = 20h13 : 1000 D+, Premier pallier dimanche 2h15 – DUR
65,3 km = 21h25 : 150 D+/D- Descente puis remontée, Arrivée Habert de Chamechaude dimanche 3h25, arrêt 45 min
67,4 km = 22h50 : Faux plat avant dernière grosse montée
69,3 km = 23h40 : 350 D+, Chamechaude dimanche 5h40 – Sommet Chartreuse
73 km = 24h40 : 650 D-, Descente forte
78,4 km = 26h : 350 D-, Faux plat descendant, Arrivée Le Sappey dimanche 8h, arrêt 45 min
80,5 km = 27h15 : 100 D+/D- Avant la dernière montée
82,8 km = 28h14 : 350 D+ Saint Eynard, dimanche 10h14, Dernière montée !!
85,9 km = 29h13 : 600 D- Descente jusqu’à Col de Vence, Arrivée dimanche 11h15, arrêt 45 min
88,3 km = 30h39 : 150 D+ Dernier col
94,2 km = 32h00 : 950 D- Dernière grosse descente Arrivée à Grenoble
96,6 km = 32h32 ARRIVEE di 14h30

Sur le papier cela semble jouable; en revanche on a aucune idée de comment on va resister dans la durée. Par ailleurs, les chemins risquent d’être beaucoup plus escarpés que ce qu’on a déjà fait jusqu’à présent.

Arrivée à Grenoble

Nous arrivons à Grenoble le vendredi vers midi. Nous prenons nos quartiers à l’hotel en centre ville, puis direction la récupération des dossards.

Il y a beaucoup de monde car il y a beaucoup de courses différentes mais la queue avance vite. Dossard récupéré, nous passons par la case contrôle du matériel obligatoire et là, la pression monte d’un cran.

 

En effet, la météo risque d’être hivernale pour cette fin aout; du coup l’organisation est très stricte sur tout le matériel; en particulier le bas de pantalon étanche !!. J’arrive à enfumer le bénévole avec mon legings Kalenji que je leur présente comme étanche !!! mais Guillaume de son coté est retoqué car son boxer laisse apparaitre ses jolis mollets et que du coup, ca ne passe pas. Il va donc falloir traverser la ville pour aller dans le magasin de running ouvert ou moyennant 100 euros, Guillaume rentre en conformité avec les exigences du haut niveau !. CA PROMET !

Au passage, la pression continue de monter car même sur le 95KM, le morphotype de nos futurs compagnons d'(in)fortune est très éloigné du notre et plus généralement de ce que nous pratiquons dans nos petites ballades parisiennes !

 

Pour faire l’UT4M et faut donc

  • avoir entre 35 et 45 ans – ça passe limite
  • peser moins de 70KG – ça passe plus du tout
  • être plutôt grand et sec – ça passe que sur la moitié des critères
  • avoir des mollets et des cuisses avec des muscles tellement dessinés que tu te demandes si il y a de la place pour les os – ça passe toujours pas

« Y a pas à chier », on va encore faire tache dans le sas de départ.

Quand tu sais que sur ce genre de truc, il y a plus de 10% d’abandons, tu cherches bien le mec dans les 10 qui pourrait être celui là et si tu te mets dans le groupe, tu penses un peu à toi quand même …

Les sacs

Après une ballade rapide dans le centre ville de Grenoble, on se fait un Sushi et une pasta box puis retour à l’hotel pour se préparer et essayer de dormir un peu jusqu’à 4h; heure à laquelle il faudra rejoindre la navette qui nous amène au départ.

 

Puis vient le temps de la préparation des sacs avec cette nouveauté du sac de delestage auquel vient se greffer la complexité de la gestion du matériel obligatoire.

Comme d’hab, nous serons donc TRES chargés avec de quoi tenir un siège et de quoi se changer toutes les 10 minutes.

La nuit est courte car l’excitation est à son comble puis à 4h nous quittons l’hôtel et traversons Grenoble, déguisés comme pour la Gay Pride, rejoignant au fil des carrefours les autres fous qui gravitent lentement vers le point de rendez vous des navettes qui n’est autre que l’arrivée.

Personne ne parle, les mines sont graves; chacun peaufine sa stratégie; De notre coté, la stratégie est la même que d’habitude, on part à fond puis on accélère et après on voit …

Le départ

Météo fraiche (mais pas encore de pluie), nous posons les sacs de delestage et repassons l’épreuve du contrôle du matériel. Cette fois ci, c’est bon, le pantalon de Guillaume est conforme. Nous sommes donc dans le sas, dans les dernières positions. Nous apercevons Benoit Girondel qui gagnera la course (un entrainement pour la Diagonale qu’il gagnera quelques semaines plus tard).

 


Nos craintes sont confirmées; il n’y a que des avions de chasse !!

A l’adipomètre nous sommes largement vainqueurs !!

L’attente n’est pas trop longue, la course n’est pas encore commencée qu’on se demande déjà ce qu’on fait dans cette galère.

A 6 heures pétantes, les chevaux sont lâchés !!!

Fidèles à notre stratégie nous partons à fond pour le tour du stade suivi d’une première grimpette pour étirer le peloton qu’ils disent !!

Le problème, c’est que même à fond, on se fait doubler de tous les cotés.

Après 10 minutes de transpiration, on est bien chaud et on est de retour sur le stade pour quelques centaines de mètre de plat sur la route puis on bifurque à gauche …. et c’est partit !!

On doit être dans les 10 derniers … ça va être long.

 

Première montée en file indienne sur un chemin pas trop difficile mais plutôt pentu. En route pour la croix de Chamrousse 2000 mètres plus haut en passant par le bas de la station.

Le massif de Belledonne

Le début de course se passe plutôt bien pour moi. Je suis en forme, ça monte mais je suis bien en jambe et j’arrive à tenir un rythme supérieur à mes attentes.

Guillaume de son coté est à la peine. Il s’arrête beaucoup et en chie pas mal.

Au bout de 15Km je le lâche et continue mon chemin seul, en doublant pas mal de coureurs et en discutant avec d’autres. La montée est longue mais pas très difficile. A partir du bas de la station de Chamrousse, nous empruntons les pistes de ski. Ca devient beaucoup plus pentu et technique; le rythme s’en ressent.

On est aussi doublé par la tête de course du relais des 4 massifs puis par les meilleurs du 160 (qui ont déjà 80 bornes et 5000 m de D+ dans les jambes).

Quand je dis doublé, c’est pour rester poli. En fait, ce sont des chèvres; quand la pente est forte, ils sont à quatre pattes et il montent à une vitesse ahurissante !! La puissance développée semble phénoménale. Je ne peux pas croire qu’ils (et qu’elles) n’aient pas mal.

Les paysages commencent à se dégarnir et la météo se charge. Celà fait plusieurs heures que j’ai sorti le haut chaud et la veste de pluie. Dommage car plus on monte plus le paysage est imposant avec des sommets tout atour de nous et des cailloux et des petits lacs. Avec le soleil ça doit être somptueux (une autre fois ?)

Le dernier tronçon pour arriver en haut de la croix de Chamrousse est particulièrement pénible. Nous sommes dans des éboulis de cailloux avec beaucoup de pentes et un brouillard à couper au couteau. Heureusement, il y a beaucoup de spectateurs, ce qui permet de ne pas se perdre entre les rubans de signalisation qui bien que très efficaces sont masqués par le brouillard.

J’arrive au ravito après 5h de courses, soit 1 heure avant l’horaire prévu.

J’y passe au moins 30 minutes mais il fait très froid.

Au moment de repartir, Guillaume arrive. Il va un peu mieux. Nous décidons de repartir ensemble. Il prend une dizaine de minutes pour se réchauffer et c’est parti pour la grosse descente qui va nous amener vers le grand colon, la grosse difficulté de cette section.

Dès le début de la descente, pas vraiment difficile mais dans le brouillard complet, je commence à avoir mal au genoux.
En quelques dizaines de minutes, la douleur passe du stade de gène à « coup de poignard » à chaque pas dès que le pourcentage de descente augmente un peu !!
On a fait 25 bornes …. ca va être très long !!!

Du coup, je me traine tellement en descente que Guillaume me lache; fort heureusement, dès la montée suivante c’est à son tour de se trainer ce qui me permet de le rattraper. Nous formons une belle bande de branquignoles. Les 10 km qui suivent se passe à ce rythme avec moi qui hurle à la moindre descente et Guillaume qui geint dès le premier faux plat montant. Nous nous arrétons beaucoup et en profitons pour regarder du paysage qui bien que très couvert est somptueux avec ses petits lacs, son relief tellement imposant et ses prairies superbes.

 

Le Grand Colon

Tant bien que mal nous arrivons au refuge de la Praz à peut prêt dans les temps prévus, il pleuviote mais le cadre est grandiose. Plus que quelques kilomètres et nous commencerons la descente vers la base de vie de Grenoble.

Sur tracedetrail ça passe bien, c’est donc le coeur léger que nous reprenons le chemin vers le passage du Grand Colon, là bas au fond du cirque. Nous courrons un peu car le chemin est facile mais plus on se rapproche, et plus on se demande par ou on va passer.

On voit bien ou ont doit aller : « la haut »,
On voit bien que de toute façon, il n’y a pas d’autres solutions,
En revanche, à part un ébouli de cailloux à 40% de pente, c’est un peu difficile de se projetter sur une trajectoire, une piste, un chemin …. enfin un « trail » comme disent les anglais !!

Encore une petite descente, on longe un lac on remonte un peu et puis …. plus rien !!

Le chemin s’est volatilisé !!

A la place, un immonde amas de cailloux et tout au long de la pente, une procession de microscopiques fourmis qui ont évoluent tant bien que mal au long d’innombrable lacets.

C’est bien ce qu’on craignait, « ils » vont nous faire passer par là !!
On se regarde avec Guillaume, pas franchement joyeux, et c’est parti : nous allons passer de l’altitude 2044m à 2375m en 872m de course à plat, soit une pente moyenne à 38%. Quand on sait que sur les 872 de course à plat il y a au moins une centaine de mètres de faux plat, ca laisse rêveur.

Bon comme prévu, c’est un enfer, je ne suis pas au mieux (mais au moins je n’ai pas mal au genoux); ma seule satisfaction : voir Guillaume qui se liquéfie mètres après mètres.
A peut prêt à mis pente, il n’a plus aucun sens de l’humour, j’ai même cru qu’il aller me frapper (enfin il aurait fallu qu’il me rattrape !!). Mais comme toutes le bonnes choses ont une fin, nous finissons par atteindre le sommet. Malheureusement nous ne pourrons en profiter que quelques minutes car le brouillard, le vent et le froid se sont invités à la fête et en quelques secondes, on ne voit plus rien et les conditions deviennent apocalyptiques. Nous serons dans les derniers à emprunter cet itinéraire puisque l’organisation va mettre en place un chemin de contournement pour faire face à ces conditions extrêmes.

Redescente vers Grenoble

Bon, en tout cas, maintenant nous partons pour 1200 mètres de descente. Guillaume va beaucoup mieux, on s’est réconcilié !! Finalement il est content d’avoir fait la montée !!! Youpi.

Je dis youpi parce que pour moi, c’est maintenant que ça devient pénible. Pour cause la descente assez pentue qui serpente le long de la montagne dans un paysage d’abord lunaire qui peu à peu fait place à une ambiance de steppes avant de enfin se transformer en forêt.
C’est très difficile, mon genoux ne me laisse pas le moindre répis. A chaque pas, j’attends avec appréhension le coup de pic à glace au niveau de la roule extérieure gauche. Sitôt le pied relevé, la douleur disparait immédiatement pour ré-apparaitre aussi rapidement dès l’appui suivant. C’est diabolique !!
Et dire que ca va être comme ça pendant 2 heures !!! Qu’est ce qu’il faut être con !!

Guillaume m’attend mais inexorablement il me distance.
Dans le premier tier de la descente, je me prends les pieds dans les batons (en essayant une technique pour ne pas poser le pied droit) et bim, grosse gamelle latérale dans la pente !!
Bilan :
– Une grosse écorchure au genoux – au moins je saurai pourquoi j’ai mal !!
– Et un baton en carbone cassé en deux – j’avais bien besoin de ça !!

L’ambiance devient lourde.

Un peu plus loin, nous tombons (quasiment au sens propre) sur un bénévole médecin qui se propose de me strapper. (je pense qu’il a vu que je clopinais pas mal).
Guillaume me donne gracieusement son strap (car j’ai utilisé le mien pour strapper mon baton cassé, … sans grande réussite).
Le strap est bien serré mais j’arrive à me relever. C’est alors qu’il me propose de m’accompagner pour rejoindre la voiture ballet à moins de 5 kms !!
Pas très lucide, je ne comprends pas tout de suite ? En fait, il évalue que compte tenu du type de douleurs que j’ai, je n’ai que peu de chances d’aller au bout et qu’il serait plus sage d’en rester la !!
De mon coté hors de question d’arrêter. Je le remercie pour son conseil et rétorque une vérité du genre « j’ai pas fait tout ça pour arrêter là !! ». Enfin bon, c’est décidé on continue. Avec mon baton cassé et mon genoux en mode momie, on dirait une pub pour Elastoplast.

La reprise se passe plutôt bien. La douleur est toujours présente mais le strap qui maintient bien l’articulation fait son effet, et je pense avec le recul que le genoux tourne moins vers l’extérieur. Ce n’est pas encore le top mais j’arrive à courir dans la descente (en tout cas je suis Guillaume !!)

Au bout de quelques minutes (et quelques centaines de mètres de D-), je me rends compte que je n’ai plus la Gopro !! Quel boulet, elle est restée sur le cailloux ou on a fait le strap !!!
J’annonce à Guillaume, on s’arrête et me voilà reparti dans l’autre sens. Il faut remonter, croiser les autres participants et leur demander si ils ont vu quelques chose !!!

Mais quel boulet !!!

Au bout de plus de 30 minutes de balade dans le sens inverse j’arrive enfin sur les lieux de « l’intervention ». Miracle, elle est toujours la. Sagement cachée au bord d’un buisson. J’embarque le précieux objet et rebelotte, c’est reparti pour la descente.
Après 40 minutes de suppléments, je suis de retour à l’endroit ou j’avais laissé Guillaume qui n’y est plus mais ce n’est pas trop grave. Je ferme ma gueulle; j’avais qu’à faire plus attention.
Je repars donc à mon rythme. En se rapprochant de la forêt le chemin est moins pentu et surtout moins technique. J’en profite pour accélérer: je n’ai presque plus mal au genoux, c’est la fête !
Cette deuxième partie de descente est un moment très agréable du périple. La fatigue est bien présente mais les conditions météo sont bonnes et je me surprends à courir de plus en plus vite.C’est d’ailleurs dans cette section que mon GPS s’est mis à « perdre toute sa lucidité » puisque je me suis retrouvé sur des sections à 3m20s au km !!! (Kilian fait gaffe j’arrive). Sur le coup, le manque de lucidité sème un peu la confusion mais quand les KM commencent à défiler toutes les 3 minutes, on fini pour se rendre compte qu’il y a un truc qui ne marche pas bien.
Bilan de ce petit évènement : + 25km sur la course (et prêt de 800m de D+). C’est le mode Ultratrac qui ne fonctionne pas bien. Pour la suite, il faudra utiliser le mode GPS et recharger la montre en courant.

A la fin de la longue descente qui nous ramène dans la vallée, je retrouve Guillaume qui m’attendait au ravito du 47eme km. Il est bien reposé pour que ça fait au moins 30 minutes qu’il est la.

S’en suit une traversée un peu longue de la vallée, au milieu de zones pavillonnaires et de zones industrielles.

Nous traversons l’autoroute en nous remémorant l’Ecotrail si sauvage (en particulier le passage de la N118), puis nous arrivons à la base de vie de St Nazaire.

Nous sommes parti depuis 14h30, nous avons parcouru 53Km et nous sommes dans les clous de ce que nous avions prévu.

Base de vie

Nous allons passer plus de 2 heures dans la base de vie. L’idée était d’expérimenter en vue des trails plus long.

Nous allons donc

  • nous doucher
  • nous faire masser
  • nous faire soigner
  • nous restaurer
  • essayer de dormir 30 minutes

Bon, ce n’est pas une grande réussite (en particulier le dodo) mais ca nous permettra quand même de bien recharger les batteries. 

A l’avenir, je pense qu’il faudra écourter ce genre de ravito et essayer d’aller le plus loin possible sur les premiers 24 heures car objectivement, nous étions fatigués mais pas au point d’aller dormir.

A 22h40, nous quittons la base de vie, la nuit est maintenant bien installée, il fait assez froid, il pleut pas mal, on nous annonce des conditions difficiles (neige mouillée, brouillard, vent, froid) dans le massif de la Chartreuse,

Ca va être le pied !!

A SUIVRE ….